Codex CLI s’installe depuis le terminal, puis se configure dans un dossier projet fiable. Je vous montre les prérequis, les commandes Windows, macOS et Linux, les options de connexion, les permissions, le sandbox Windows et le premier prompt à lancer sans prendre de risque.
Quels prérequis vérifier avant Codex CLI ?
Avant d’installer Codex CLI, je vérifie surtout trois choses le terminal disponible, le mode d’authentification, et le dossier de travail que je vais confier à l’outil.
Sur Windows, je pars du principe qu’il faut PowerShell. C’est le plus simple, il est déjà là, et ça évite de mélanger trop d’outils dès le départ. Si vous êtes plus à l’aise avec un environnement Linux, WSL2 est une très bonne option. WSL2, c’est Windows Subsystem for Linux, en gros un Linux qui tourne proprement dans Windows. Pratique si vos projets, vos scripts ou vos habitudes sont déjà côté Linux.
Sur macOS et Linux, rien de très exotique. Un terminal classique avec curl suffit pour l’installation principale. Curl, c’est l’outil qui permet de récupérer un fichier ou une commande depuis une URL. Il est souvent déjà installé, mais je le vérifie toujours avant de perdre du temps sur une erreur bête.
Deuxième point important, l’authentification. Il vous faut soit un compte ChatGPT, soit une clé API OpenAI. Ce n’est pas juste un détail technique. Ce choix peut changer votre manière d’utiliser Codex CLI, les limites disponibles, et surtout la facturation. Avec une clé API, vous êtes généralement sur une logique de consommation API. Avec un compte ChatGPT, l’expérience peut être différente selon votre abonnement et les options disponibles.
Le point que je vois le plus souvent chez mes clients, c’est le dossier de travail. Ils testent vite, ils lancent l’installation ou la commande depuis un répertoire au hasard, parfois le dossier Téléchargements, parfois la racine d’un vieux projet. Mauvaise idée. Codex CLI va travailler dans le contexte du dossier où vous le lancez. Donc je prépare un dossier de projet que je possède, que je comprends, et que je considère comme fiable. Pas besoin de dramatiser, il faut juste éviter de donner accès à un bazar qu’on ne maîtrise pas.
| Besoin | Windows | macOS et Linux | Remarque |
| Terminal | PowerShell recommandé, WSL2 possible | Terminal classique | WSL2 est utile si vous préférez travailler comme sous Linux |
| Installation | PowerShell ou terminal WSL2 selon votre choix | Terminal avec curl | Curl sert à récupérer les commandes ou fichiers d’installation |
| Authentification | Compte ChatGPT ou clé API OpenAI | Compte ChatGPT ou clé API OpenAI | Le choix influence l’usage, les limites et la facturation |
| Dossier de projet | Dossier fiable, connu, sous votre contrôle | Dossier fiable, connu, sous votre contrôle | Je ne lance jamais ce type d’outil depuis un répertoire au hasard |
Comment installer Codex CLI ?
Codex CLI s’installe vite, mais je vous conseille de ne pas le faire en mode pilote automatique. Je le vois souvent en visio avec des clients : ils copient la commande, ils appuient sur Entrée, puis ils valident tout sans lire. Ça marche parfois, mais c’est aussi comme ça qu’on rate une demande de permission, un chemin d’installation ou une étape de configuration.
Sur macOS et Linux, ouvrez votre terminal puis lancez cette commande :
curl -fsSL https://chatgpt.com/codex/install.sh | sh
La commande télécharge le script d’installation officiel, puis l’exécute avec sh. Si votre terminal vous demande une confirmation, prenez deux secondes pour lire ce qui est affiché. Ce n’est pas pour faire peur, c’est juste une bonne habitude quand on installe un outil en ligne de commande.
Sur Windows, ouvrez PowerShell, idéalement depuis le menu Démarrer. Ensuite lancez cette commande :
powershell -ExecutionPolicy ByPass -c "irm https://chatgpt.com/codex/install.ps1 | iex"
L’installateur Windows ajoute normalement Codex au PATH. Le PATH, c’est la liste des dossiers dans lesquels Windows cherche les commandes que vous tapez dans le terminal. Grâce à ça, vous pourrez lancer Codex depuis PowerShell sans devoir aller chercher son dossier d’installation à la main.
L’installateur peut aussi vous proposer de lancer l’application à la fin. Là encore, lisez tranquillement ce qui s’affiche. Si une fenêtre vous demande une autorisation ou si PowerShell affiche une question, ne validez pas machinalement. En visio, je dis souvent : “On lit avant de dire oui”. Ça évite 80% des petites galères.
Il existe aussi des méthodes alternatives, utiles si vous gérez déjà vos outils avec Homebrew ou npm :
- Avec Homebrew sur macOS, vous pouvez utiliser :
brew install --cask codex
- Avec npm, le gestionnaire de paquets de Node.js, vous pouvez utiliser :
npm install -g @openai/codex
Ces options ne sont pas forcément meilleures par défaut. Elles sont surtout pratiques si Homebrew ou npm font déjà partie de votre façon de travailler.
Comment ouvrir le bon projet ?
Je lance Codex CLI depuis le dossier du projet, jamais depuis un répertoire système ou un endroit choisi au hasard.
Une fois l’installation terminée, le réflexe c’est souvent de taper codex tout de suite dans le terminal. Je comprends, on veut vérifier que ça marche. Mais l’installation ne suffit pas. Le contexte du dossier compte énormément.
Codex regarde le dossier depuis lequel il est lancé. Donc si je l’ouvre dans le mauvais endroit, il n’a pas le bon contexte. Il ne voit pas les bons fichiers, il ne comprend pas le projet, et selon les permissions, il peut aussi proposer ou faire des modifications là où il ne faut pas.
Sur Windows, l’erreur bête mais pas rare, c’est de lancer Codex depuis le dossier affiché par défaut dans certains terminaux, par exemple System32. Il ne faut pas faire ça. System32, c’est un dossier système de Windows, pas votre projet. Codex n’a rien à y faire.
La logique correcte est simple. Je me déplace d’abord dans le dossier de mon projet, puis je lance Codex.
- Sur Windows : cd C:\Users\Franck\Documents\mon-projet
- Puis : codex
Si votre projet est sur le Bureau, ça peut ressembler à ça.
- Sur Windows : cd C:\Users\Franck\Desktop\mon-projet
- Puis : codex
Sur macOS ou Linux, c’est la même idée. Je vais dans le dépôt Git ou le dossier de travail, puis je démarre Codex depuis là.
- Sur macOS : cd ~/Documents/mon-projet
- Puis : codex
- Sur Linux : cd ~/projets/mon-projet
- Puis : codex
Si vous utilisez Git, je conseille de lancer Codex à la racine du dépôt. C’est souvent le meilleur point de départ, parce qu’il peut voir le README, les fichiers de configuration, le package.json, le pyproject.toml, ou tout ce qui décrit vraiment le projet.
Je l’ai vu plusieurs fois chez des clients. L’outil était bien installé, la commande fonctionnait, mais Codex était lancé depuis le mauvais dossier. Résultat, il répondait à côté, ou il ne trouvait pas les fichiers. Dans 80 % des cas, le problème n’était pas Codex. C’était juste le terminal ouvert au mauvais endroit.
Comment se connecter à Codex CLI ?
Codex CLI propose trois façons de se connecter : avec ChatGPT, avec un code appareil, ou avec votre propre clé API OpenAI.
Quand vous lancez Codex CLI pour la première fois, il vous demande généralement de choisir un mode d’authentification. Si vous choisissez Sign in with ChatGPT, Codex utilise l’allocation Codex incluse dans votre plan ChatGPT. Dit simplement, vous consommez le quota prévu côté ChatGPT, pas une clé API séparée.
Le parcours est assez classique. Codex affiche une URL d’authentification dans le terminal, puis tente de l’ouvrir dans votre navigateur. Vous vérifiez le compte connecté, vous autorisez l’accès, vous fermez l’onglet de succès, puis vous revenez dans le terminal. Je le dis franchement, vérifiez bien le compte avant de cliquer sur autoriser. Quand on jongle entre un compte perso, un compte client et un compte entreprise, c’est très facile d’autoriser le mauvais accès. Je l’ai déjà vu chez un client, et derrière on perd du temps à comprendre pourquoi les droits ou les quotas ne sont pas ceux attendus.
Avec Sign in with Device Code, Codex vous donne un code à saisir dans une page web. C’est très pratique quand vous êtes en SSH, dans un container, sur une VM, ou sur une machine où le callback navigateur n’est pas simple. Le callback, c’est le retour automatique entre le navigateur et l’application locale. Quand ce retour ne marche pas, le code appareil évite de bricoler.
Avec Provide your own API key, vous collez une clé OpenAI Platform. Là, la facturation est liée au compte OpenAI Platform associé à cette clé. Ce n’est pas votre abonnement ChatGPT qui paie, c’est le compte API. C’est souvent le bon choix pour une équipe, un projet client, ou un environnement contrôlé.
| Option | Cas d’usage | Point d’attention |
| Sign in with ChatGPT | Utiliser Codex avec votre compte ChatGPT et son allocation Codex. | Vérifier que le bon compte ChatGPT est connecté avant d’autoriser. |
| Sign in with Device Code | Se connecter depuis SSH, un container, une VM ou une machine sans callback navigateur fiable. | Ne pas partager le code appareil avec quelqu’un d’autre. |
| Provide your own API key | Utiliser une clé OpenAI Platform pour un usage projet, équipe ou client. | La facturation dépend du compte OpenAI Platform lié à la clé. |
Comment sécuriser le premier lancement ?
Le premier lancement sert à poser les limites. Je préfère prendre 30 secondes ici plutôt que de découvrir trop tard que j’ai donné accès au mauvais dossier ou validé une permission un peu trop large.
Après la connexion, Codex affiche un avis de premier lancement sur son autonomie et ses permissions. L’idée est simple : il vous rappelle ce qu’il peut faire, dans quel cadre, et quelles actions peuvent toucher vos fichiers ou votre environnement. Lisez-le vraiment, même vite. Ensuite, appuyez sur Entrée pour continuer.
Si vous voulez revoir ou modifier les limites actives plus tard, utilisez cette commande directement dans Codex :
/permissions
Ensuite, Codex passe par une étape importante : la confiance du dossier. Il affiche le chemin du dossier qu’il s’apprête à approuver, ce qu’on appelle souvent “trust” en anglais. Ça veut dire que Codex va considérer ce dossier comme le bon espace de travail.
Vérifiez attentivement ce chemin. Pas juste le nom du projet, le chemin complet. Si vous êtes dans le mauvais dossier, quittez Codex et relancez-le depuis le bon dépôt. C’est bête, mais quelques secondes de vérification évitent de donner accès à un dossier perso, un ancien projet, ou un répertoire beaucoup trop large comme Documents ou votre dossier utilisateur.
Sur Windows natif, Codex peut aussi vous demander de configurer le sandbox. Le sandbox, c’est une zone d’exécution isolée qui limite ce que l’outil peut toucher. Le mode par défaut avec élévation administrateur est recommandé, même si ça peut faire un peu peur au début. Il ajoute des protections utiles comme des utilisateurs sandbox, des frontières sur les fichiers et des règles firewall. Le mode non-admin existe, oui, mais il est moins sécurisé.
Pour le premier test, je démarre toujours en lecture seule. Pas de correction automatique, pas de refactor, pas de “vas-y modifie tout”. Demandez plutôt quelque chose comme :
Résume la structure du projet, liste les fichiers importants et explique ce que tu observes sans modifier de fichier.
Avant de lui confier une vraie tâche, gardez ces réflexes simples :
| Réflexe | Pourquoi |
| Lire l’avis de premier lancement | Comprendre ce que Codex peut faire |
| Vérifier le chemin du dossier trusted | Éviter d’ouvrir le mauvais répertoire |
| Utiliser /permissions | Revoir ou ajuster les limites |
| Commencer en lecture seule | Observer son comportement sans risque |
Et maintenant, vous le lancez sur quel projet ?
Installer Codex CLI, ce n’est pas juste copier une commande dans un terminal. Je prépare le bon environnement, je choisis mon mode de connexion, je lance l’outil depuis un dossier fiable, puis je valide les permissions sans aller trop vite. Sur Windows, je prends aussi le temps de configurer le sandbox correctement. Le meilleur premier test reste une demande en lecture seule, juste pour comprendre comment Codex voit votre projet. Vous gagnez un assistant local utile, mais avec un cadre propre. Le bénéfice est simple vous testez Codex CLI sans exposer inutilement vos fichiers ni votre budget.
FAQ
- Qu’est-ce que Codex CLI ?
Codex CLI est une interface en ligne de commande qui permet d’utiliser l’assistant Codex localement dans un dossier de projet. L’idée est de travailler depuis le terminal, avec un contexte projet clair et des permissions à vérifier au premier lancement. - De quoi ai-je besoin avant d’installer Codex CLI ?
Il faut PowerShell sur Windows, ou un terminal avec curl sur macOS et Linux. Vous avez aussi besoin d’un compte ChatGPT ou d’une clé API OpenAI, et surtout d’un dossier de travail que vous possédez et auquel vous faites confiance. - Quelle commande utiliser pour installer Codex CLI ?
Sur macOS et Linux, la commande principale est curl -fsSL https://chatgpt.com/codex/install.sh | sh. Sur Windows PowerShell, utilisez powershell -ExecutionPolicy ByPass -c « irm https://chatgpt.com/codex/install.ps1 | iex ». Homebrew et npm sont aussi possibles selon votre façon de gérer vos outils. - Quelle option de connexion choisir ?
Si vous voulez utiliser votre allocation Codex liée à ChatGPT, choisissez Sign in with ChatGPT. Si vous êtes en SSH, container ou machine sans retour navigateur simple, le Device Code est pratique. Si vous voulez utiliser votre propre facturation OpenAI Platform, fournissez une clé API. - Quel premier prompt envoyer à Codex CLI ?
Je commence par une demande en lecture seule. Par exemple demander à Codex de résumer la structure du projet ou d’identifier les fichiers importants sans modifier quoi que ce soit. Ça permet de valider le contexte et les permissions avant de lui confier une vraie action.
A propos de l’auteur
Je suis Franck Scandolera, expert et formateur en tracking avancé server-side, Analytics Engineering, automatisation No/Low Code avec n8n, intégration de l’IA en entreprise et SEO/GEO. J’accompagne des équipes qui veulent utiliser l’IA et l’automatisation sans bricoler dans le flou, avec des références comme Logis Hôtel, Yelloh Village, BazarChic, la Fédération Française de Football ou Texdecor. Je dirige l’agence webAnalyste et l’organisme Formations Analytics. Si vous voulez cadrer vos usages IA, automatiser vos workflows ou former vos équipes, contactez-moi.
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