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Comment optimiser le transfert de données Google Ads vers BigQuery ?

Le transfert Google Ads vers BigQuery est crucial pour maîtriser votre budget marketing. Optimiser ce processus évite les erreurs, accélère les backfills et réduit la complexité quand vous avez plusieurs comptes. Voici les méthodes avancées pour piloter efficacement ce transfert, validées par les meilleures pratiques.

3 principaux points à retenir.

  • Découper les backfills en tranches courtes accélère l’import sans surcharge d’erreurs.
  • Centraliser les données via un MCC évite la multiplication des datasets.
  • Configurer des notifications et limiter les tables améliore le suivi et les performances.

Comment réduire le temps de backfill des données Google Ads

Réduire le temps de backfill des données Google Ads vers BigQuery est crucial pour garantir une analye rapide et précise. La méthode la plus efficace consiste à diviser les longues périodes de backfill en plusieurs plus petites. En effet, Google Ads impose une limite sur le nombre de jobs de transfert pouvant s’exécuter simultanément ainsi qu’un délai de traitement entre ces jobs. Cette contrainte peut énormément ralentir un backfill qui s’étend sur plusieurs mois. Pour contourner ce problème, on peut segmenter un backfill de 6 à 8 mois en morceaux de 2 mois, espacés de 8 minutes. Cela peut réduire l’attente totale à environ un jour et demi.

Voici comment appliquer cette technique :

  • Choisissez les périodes que vous souhaitez transférer (par exemple, de janvier à juin).
  • Divisez cette période en trois segments de deux mois (janvier-février, mars-avril, mai-juin).
  • Planifiez le démarrage de chaque job avec un intervalle de 8 minutes entre chacun. Cela permettra d’éviter les blocages dus à des limites de traitement.

Exemple :


# Script de planification des jobs

import time

for i in range(3):  # 3 segments de 2 mois
    start_transfer(i)  # Fonction pour initier le transfert
    time.sleep(8 * 60)  # Pause de 8 minutes

Cependant, il convient de noter quelques limites à cette méthode. D’abord, le découpage en segments n’est pas toujours possible pour toutes les données, surtout si une campagne s’étend sur des périodes significativement différentes. De plus, chaque job doit être soigneusement monitoré pour éviter des échecs liés à des données manquantes ou à des erreurs de config.

Pour une planification efficace et sans accroc, il est primordial de suivre cette formule :

  • Nombre de segments : D/période
  • Intervalle de temps : 8 minutes entre chaque job
  • Nombre total de jobs : Max séquencé selon limitations de Google Ads

En adoptant cette stratégie, vous pouvez optimiser efficacement le transfert de données Google Ads vers BigQuery et ainsi gagner du temps précieux pour vos analyses de données.

Comment gérer plusieurs comptes Google Ads sans multiplier les datasets

Lorsque vous gérez plusieurs comptes Google Ads, une stratégie efficace pour centraliser vos données est d’utiliser un compte MCC (My Client Center). Pourquoi ? Parce qu’un compte MCC vous permet d’administrer plusieurs comptes Google Ads depuis une seule interface. Cela simplifie l’accès à vos données et réduit la complexité du transfert vers BigQuery.

Pour configurer votre source unique dans Google Ads Data Transfer, vous devez d’abord récupérer votre ID MCC. Ce dernier se trouve dans l’interface de votre compte MCC, sous la forme d’un numéro à 10 chiffres. Une fois l’ID obtenu, vous pouvez intégrer vos différents comptes sous ce MCC, ce qui vous permettra de transférer les données de la manière la plus efficace qui soit, avec moins de risques d’erreurs transactionnelles et de doublons de données.

Si, pour une raison ou une autre, vous ne pouvez pas utiliser un compte MCC, la multiplication des datasets devient une véritable contrainte. Chaque nouveau dataset entraîne non seulement une surcharge de gestion mais aussi des challenges liés à l’harmonisation des noms des dimensions et des métriques. Plus vous créez de datasets, plus la difficulté d’interroger vos données augmente. Imaginez-vous devoir jongler avec des noms comme « Ads_Dataset_1 », « Ads_Dataset_2″… Vous finirez par vous perdre dans ce chaos.

Alors, quelles sont les bonnes pratiques de nommage pour éviter ce désordre ? Voici quelques recommandations :

  • Utilisez des conventions de nommage claires : par exemple, commencez par « Ads_ » suivi du nom du compte et de la période. Ex : Ads_ClientA_2023_Q1.
  • Incorporez des identifiants uniques : si vous travaillez sur différents projets, intégrez ces identifiants dans le nom. Ex : Ads_ClientB_ProjectX_2023.
  • Documentez vos choix : créez une charte de nommage que toute votre équipe peut consulter pour maintenir la cohérence.

Le nommage cohérent est crucial pour la maintenance à long terme. Cela permet non seulement une navigation facilitée dans BigQuery, mais aussi un partage d’informations plus efficace au sein de votre équipe. En bref, simplifiez-vous la vie : centralisez et nommez avec cohérence.

Comment personnaliser les transferts et limiter les tables inutiles

Google Ads Data Transfer est un outil puissant, mais il peut rapidement devenir un chaos de données avec jusqu’à 109 tables à la clé. Ce n’est pas toujours utile d’avoir toutes ces informations, surtout si certaines d’entre elles ne correspondent pas à vos objectifs d’analyse. Alors, comment personnaliser le transfert et limiter l’encombrement ? C’est simple : utilisez la syntaxe recommandée pour filtrer ou exclure les tables indésirables.

Pour cela, vous allez intégrer des signes moins (-) devant les noms des tables que vous souhaitez ignorer. Par exemple, si vous voulez exclure ClickStats pour réduire le volume de données tout en gardant d’autres tables pertinentes, votre commande pourrait ressembler à ceci :

-ClickStats

Cependant, il y a toujours un compromis à considérer. Exclure de grandes tables comme ClickStats pourrait vous priver de données essentielles liées aux interactions des utilisateurs avec vos annonces. Ces informations peuvent sembler volumineuses, mais elles sont souvent cruciales pour votre stratégie publicitaire. Réfléchissez bien à ce que vous pouvez réellement sacrifier pour garder uniquement les données les plus utiles.

En parallèle, activer les notifications par e-mail est une autre façon de garder le contrôle sur le transfert. Grâce à ce système, vous serez immédiatement informé des succès ou des erreurs des transferts en temps réel. Cela vous permet d’agir rapidement en cas de problème, évitant ainsi de perdre des données cruciales.

Pour automatiser la gestion des transferts, vous pouvez également lancer un backfill via Cloud Shell. Voici un exemple de commande pour le faire :

gcloud beta bigquery transfers run my-transfer-config

Cela vous permet de donner un coup de pouce à votre flux de données tout en améliorant la fiabilité du système. Autant de raisons de prendre quelques minutes pour peaufiner vos configurations de transfert, car votre avenir en matière de données Google Ads dépend de la qualité des informations que vous intégrez. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à consulter la documentation officielle ici.

Quels sont les coûts et bonnes pratiques pour monitorer le transfert Google Ads

Le transfert de données entre Google Ads et BigQuery est une belle opportunité d’analyse, mais il ne vient pas sans coûts cachés, notamment ceux associés au stockage sur BigQuery. La taille des données importées peut sembler modeste au départ, mais sans vigilance, elle peut rapidement devenir une source de surprises désagréables sur votre facture.

Pour surveiller la taille de vos datasets liés à Google Ads, il existe une manière simple d’y parvenir via le langage SQL. Voici un exemple de requête qui vous permet de vérifier la taille de vos tables dans BigQuery :


SELECT 
    table_id, 
    SUM(size_bytes) AS size_bytes 
FROM 
    `projet_id.dataset_id.__TABLES__` 
WHERE 
    table_id LIKE 'report_%' 
GROUP BY 
    table_id;

Remplacez projet_id et dataset_id par vos propres identifiants. Après avoir exécuté cette requête, vous verrez une liste des tables qui commencent par « report_ », avec leur taille en octets. Cela vous permet de prendre les devants sur vos coûts en matière de stockage.

Ensuite, pour éviter les pertes de données, vous devez configurer immédiatement des alertes par e-mail. Ces alertes sont cruciales pour surveiller le transfert de données et détecter rapidement tout problème. Pensez à l’analogie avec Google Analytics 4 (GA4) ou Google Search Console : sans ces alertes, vous risquez de manquer des tendances critiques ou des erreurs potentielles. Pourquoi attendre pour agir quand vous pouvez être proactif ?

En outre, ne vous limitez pas uniquement aux données standard offertes par le transfert. Utiliser GAQL (Google Ads Query Language) et créer des rapports personnalisés vous permettra d’extraire des insights significatifs. Par exemple, si vous voulez analyser la performance d’une campagne spécifique par emplacement ou appareil, une requête GAQL peut fournir des résultats détaillés en croisant plusieurs dimensions. Un cas d’usage simple serait d’identifier quels mots-clés génèrent le plus de conversions pour maximiser votre retour sur investissement.

Finalement, optimiser le transfert Google Ads vers BigQuery, c’est aussi porter une attention particulière aux coûts et mettre en place des bonnes pratiques pour la surveillance. En agissant dès le départ, vous évitez des écueils potentiels, garantissant ainsi que votre campagne reste rentable, tout en maximisant ses performances.

Quels bénéfices concrets attendre d’une gestion avancée du transfert Google Ads ?

Maîtriser le transfert Google Ads vers BigQuery ne relève pas du simple paramétrage standard. En découpant intelligemment les backfills, en centralisant la source via MCC, et en filtrant les tables inutiles, vous gagnez en rapidité, contrôle et clarté. Couplé à une surveillance via notifications et une bonne nomenclature, cela garantit une infrastructure stable, prête à valoriser vos données marketing. Le gain ? Des analyses plus rapides, moins d’erreurs, et surtout une intelligence marketing plus fiable et opérationnelle, indispensable pour vos décisions.

FAQ

Pourquoi faut-il découper les périodes de backfill Google Ads ?

Google Ads limite le nombre de jobs de backfill simultanés. Une période trop longue engendre une erreur. Découper en tranches plus courtes évite cette limite et accélère le backfill en programmant plusieurs transferts espacés.

Comment gérer plusieurs comptes Google Ads dans BigQuery efficacement ?

Le meilleur moyen est d’utiliser un MCC pour centraliser toutes les données. Sinon, il faut multiplier les datasets, ce qui complexifie la gestion. Un bon nommage est alors indispensable pour l’organisation.

Peut-on limiter les tables transférées depuis Google Ads ?

Oui, en spécifiant les tables à inclure ou exclure via des filtres dans la configuration du transfert, on réduit le volume et complexité. Mais il est recommandé de garder la plupart des tables pour éviter de perdre des données utiles.

Comment automatiser un backfill régulier de Google Ads Data Transfer ?

En utilisant Google Cloud Shell et des scripts avec l’identifiant unique du transfert, on peut lancer automatiquement des backfills périodiques, ce qui est crucial pour les business avec des délais longs de conversion.

Quels sont les coûts associés au transfert Google Ads vers BigQuery ?

Le coût principal provient du stockage et des requêtes dans BigQuery. Vérifier la taille des datasets aide à anticiper. Le transfert en lui-même est souvent économique mais il faut surveiller la croissance pour éviter les surprises.

 

A propos de l’auteur

Franck Scandolera, expert Analytics Engineer et formateur depuis plus de dix ans, accompagne agences et annonceurs dans l’ingénierie des données et l’automatisation. Spécialisé dans les écosystèmes GA4, BigQuery et marketing digital, il optimise le traitement des flux Google Ads pour rendre la donnée stratégique, accessible et exploitable en toute confiance.

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